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Bienvenue à Boutigny-Prouais
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La tradition des banquets républicains du 14 juillet. Ça n’est que cent ans après les événements de la Révolution que la République décide de les commémorer et choisit le 14 juillet 1789 comme jour symbolique de la " fête nationale ". Le 5 mai 1889, à la demande de la préfecture d’Eure et Loir, le Conseil Municipal de la commune de Boutigny vote un crédit de 80 Francs pour fêter le centenaire de la " grande révolution ". Des jeux pour les enfants et un banquet républicain sont offerts à la population. Le repas est très frugal : un peu de charcuterie, du pain et du vin. Plusieurs voix s’élèvent protestant contre cette dépense inutile et sans lendemain. Pourtant cette fête connaît un succès grandissant. Elle se déroule sur l’ancienne place du village située à l’est de l’ancienne salle du Conseil. Ça n’est qu’à la fin des années 1890 qu’elle s’installe sur la place actuelle, devant l’église St Pierre, à la suite du transfert, à l’extérieur du village, du cimetière qui entourait cet édifice. Cette tradition d’un repas frugal se maintient contre vents et marées et rassemble chaque année un nombre important d’habitants du village, les deux grandes guerres venant encore temporairement renforcer cette participation. En septembre 1988, sous l’impulsion d’un groupe de bénévoles, et avec la participation de personnalités du monde des arts et du cinéma résidants sur la commune, se crée un Comité du Bicentenaire de la Révolution. Durant plusieurs mois, ce comité prépare une fête grandiose qui, de mémoire d’autochtone, n’a jamais été égalée. Cent vingt personnes ont rejoint le projet tandis que le comité des fêtes, l’amicale des pompiers, la municipalité et toute la population suivent. Une chorale se crée, et une fanfare moribonde renaît pour l’occasion. Le 14 juillet 1989, le décor est planté : pas une maison sans un drapeau, des dizaines de mètres de guirlandes, plus de 2500 roses en papier, un arc de triomphe géant, un manège équestre en paille, une centaine de personnes déguisées en costume d’époque. Les jeunes présentent une fresque géante. dans le cadre d’un concours, des attelages sillonnent les rues. Cent soixante ballons sont lâchés. Une exposition de peinture occupe la salle du conseil municipal, des chanteurs et des danseurs animent podium et rues. Une parade, inspirée par les cahiers de doléances de la commune en 1789, rassemble tous les participants et défile du centre du village au stade ou plus de 400 personnes prennent l’apéritif et pique-niquent. Les organisateurs plantent un arbre de la liberté, le Maire lit la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, le banquet républicain rassemble plus de 800 convives. Un spectacle équestre nocturne devant 1300 spectateurs et un feu d’artifice, tiré près de l’église illuminée aux couleurs nationales, clôturent cette journée mémorable. Le Comité a reçu en don : 3 séries de 1000 affiches, 1100 programmes, des diplômes de citoyens qui seront remis à plus de 300 personnes parmi les plus actives, une médaille commémorative, des assiettes décorées d’après les affiches et les programmes, 660 drapeaux et 35 écussons drapeaux, des fleurs pour la décoration, des menus. Cette manifestation "hénaurme" a laissé des traces aujourd’hui, dont la plus tangible est l’illumination de l’église St Pierre, tous les week-ends. Elle est à l’origine d’un développement important de la vie associative. Si la chorale a subsisté quelques années, les expositions de peinture sont organisées chaque année par l’Association de la Bibliothèque, créée en 1990. Le comité du bicentenaire s’est dissous et ses membres ont décidé, le 2 février 1990, de créer l’Association de Sauvegarde du Patrimoine d’Intérêt Communal (Aspic). Quand aux banquets républicains, ils continuent a être organisés par la commune avec le concours du Comité des Fêtes et de l’Amicale des pompiers. Ils sont suivis d’un feu d’artifice. Ils restent une occasion a ne pas manquer pour se rencontrer ou faire connaissance
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