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Depuis sa création, la vocation agricole de Bazainville s’est toujours affirmée.
À l’époque romaine, elle était une “colonie” - c’est-à-dire une exploitation agricole - attribuée à un officier romain d’origine germanique du nom de Basin, en remerciement de ses bons et loyaux services. Après le déclin de l’Empire, les moines prirent la relève et les Bénédictins de Saint-Germain-des-Prés y auraient fondé un Prieuré au Xe siécle. Les chroniques mentionnent Bazainville dès cette époque.
En 1064, un seigneur du nom de Geoffroy de Gometz, qui possédait des terres aux alentours, donna à l’abbaye des Bénédictins de Marmoutiers, près de Tours, l’église Saint-Georges de Bazainville, avec toutes ses dépendances, et un prieuré fondé à côté de l’église par les Bénédictins de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Ce Geoffroy de Gometz avait pour neveu Amaury de Montfort.
En l’an 1200, Simon de Neauphle abandonne au prieuré un bois qui relevait de son fief et que possédaient Guillaume de la Troche et le fils de ce dernier, prénommé Pierre. Il existait à Bazainville, à cette époque, une chapelle entièrement indépendante de l’église.
En 1283, un Robert de Bazainville était vassal de Montfort. Le village comptait à cette date 1 160 habitants, population plus importante qu’aujourd’hui.
Philippe VI signa à Bazainville, en novembre 1328, des lettres d’Etat au sujet du procès entre le comte d’Eu et le chevalier de Craon.
Au milieu du XVIe siècle, les habitants de la paroisse adressèrent une supplique pour faire partie de la vicomté de Paris. Cette demande fut rejetée par les commissaires de Montfort-l’Amaury.
Une maladrerie, établie à Bazainville en 1556, disparut vers la fin du règne de Louis XIV.
En 1564, Michel Vialard, seigneur d’Orvilliers et de Civry, se rendit adjudicataire de quelques cens appartenant en toute propriété au prieuré.
Vers 1700, lorsque le seigneur du Châtelet céda ce village au seigneur de Montfort-l’Amaury, la paroisse ne comptait plus, déjà à cette époque, que 99 feux.
L’église du village, placée sous le vocable de Saint-Nicolas, est du XIe siècle; elle dépendait du prieuré et fut érigée en paroisse, à la dissolution de la communauté, en 1790. On remarque, dans la sacristie, des tombeaux en pierre. Tout l’intérieur de l’église à été remis à neuf dans les dernières années du XIXe siècle.
Le petit château attenant à l’église, que l’on appelle encore “le prieuré”, fut vendu en février 1790, par le district de Montfort-l’Amaury, au sieur Dumesnil de Merville, juge suppléant de Paris, qui le transforma en une agréable habitation bourgeoise qui fut incendiée pendant la dernière guerre.
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