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Orvilliers
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Historique de notre commune

L’origine du nom d’ORVILLIERS n’est pas certaine. Elle proviendrait, soit de URS VILLARE : domaine d’URSUS ou domaine des ours qui étaient nombreux dans la forêt proche, soit d’AURUM VILLARE : village de l’or.
 
Au début du Moyen Age, le village appartenait, comme l’atteste le Polyptique d’Hirminon, à la riche abbaye de Saint Germain des Prés (40 000 ha).
 
Au IX° siècle, 8 colons en exploitaient les terres ; à la fin du XIII°, Orvilliers payait ses redevances au Prieuré Saint Laurent de Montfort.
 
La famille d’Orvilliers possédait ce fief, qu’elle céda ensuite à Pierre de Richebourg au XIV°, puis à celle des Tranchelion, originaires du Limousin au XV°, qui le gardèrent jusqu’en 1562. C’est d’ailleurs au château des Tranchelion, situé à La Roche, sur la route de Gressey, que Charles VII attendit en 1449, la reddition de Mantes. Ce château, encore visible sur les plans de l’Intendant Bertier de Sauvigny, publiés en 1782, a depuis disparu..
 
Une abbaye de Sainte Beuve existait sur la route de Prunay au lieu dit actuel «La Beuve»
 
En 1562, les terres d’Orvilliers sont acquises par le Comte Michel Vialard.
 
La famille Vialard, dont plusieurs membres occuperont des charges de Conseillers auprès du Roi, d’ambassadeurs ou d’archevêques jusqu’au XVIIIème siècle, est assez puissante. Michel Vialard, le premier seigneur d’Orvilliers, entretient des rapports orageux avec ses voisins les Sabrevois, seigneurs de Richebourg, au point que ceux-ci, père et fils, en viennent à l’assassiner dans la forêt de Civry, le Jeudi Saint 19 avril 1576. Le 28 septembre suivant, les meurtriers sont décapités en place de Grève à Paris.
 
Le dernier descendant de la famille Vialard, s’éteint après sa fille unique, en 1732, à l’âge de 66 ans. Il est inhumé dans l’église d’Orvilliers. Ses terres reviennent au roi Louis XV, qui en fait don au Comte d’Eu, Louis-Charles de Bourbon, petit-fils de Louis XIV et de Mme de Montespan. Le nouveau château d’Orvilliers, situé aux alentours de l’église, devient son rendez-vous de chasse. Le seigneur de Tilly, André Gautier de Chailly, les achète en 1776, puis les cède à Achille Armand de la Roche Tourteaux, seigneur de Septeuil et d’Orvilliers en 1786. En 1843, son fils revend les dépendances du château, qui a été détruit, à Monsieur Bieuville. Celui-ci en fait une exploitation agricole qui existe encore aujourd’hui
 
La route départementale actuelle fut créée en 1789. Au XIX° siècle, elle permettait de rejoindre les villes de marché comme Houdan, où se vendaient les volailles que certaines paysannes plumaient en cours de chemin. Son surnom de « route blanche » de l’époque est aujourd’hui sa dénomination officielle, à l’intérieur du village.
 
De 1790 à 1802, Orvilliers, fut rattaché au canton de Septeuil, puis de façon définitive à celui de Houdan. Les hameaux de Favières et de la Roche étaient alors assez peuplés..
 
Au cours du XIXème siècle, Orvilliers compta entre 450 et 520 habitants. Le village se consacrait essentiellement à la polyculture et à l’élevage. Le démembrement des terres du dernier Comte de Septeuil, vers 1840, entraîna l’augmentation du nombre des petits et moyens propriétaires ruraux. La taille des exploitations agricoles resta, de ce fait, assez modeste.
 
La crise du phylloxéra fit disparaître une activité viticole ancienne à la production assez réputée, mais engendra la plantation de nombreux pommiers et poiriers. L’élevage des volailles et des moutons y occupait une place notable. Une vingtaine de commerçants et d’artisans y étaient implantés. Cette activité agricole ne commencera à se mécaniser qu’à la veille de la Grande Guerre. La nouvelle mairie fut créée en 1867. Elle comportait une école primaire qui en sera séparée en 1938.
 
Après la Seconde guerre mondiale, Orvilliers subit les effets de la modernisation des techniques. Le remembrement a lieu en 1952. Le nombre des exploitations agricoles diminue, tout comme celui des commerces et des artisans. La moyenne d’âge de la population augmente ( 57 ans en 1977).
 
Depuis les années 80, de nouveaux habitants, venant de zones urbaines, se sont installés. L’école primaire scolarise environ 80 enfants, et le village dépasse 500 habitants, tout en gardant son caractère rural.
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