La commune de Saint-Martin-des-Champs dont font partie les hameaux de ELLEVILLE et CORBEVILLE s’appelait autrefois SAINT-MARTIN-DE-CORBEVILLE. Le hameau d’Elleville formait à lui seul une commune ou plutôt une cité importante qui au Moyen Age était célèbre pour son marché aux bœufs que remplaça plus tard celui de POISSY. La dénomination de « Marché aux vaches » qui figure au plan cadastral semble corroborer cette assertion.
On a trouvé, il y a une cinquantaine d’années, à une faible distance de la Chapelle de Saint-Prix d’Elleville, des tombeaux en pierres contenant des squelettes et des armes en fer assez bien conservées.
On y a trouvé aussi des haches en silex, ce qui permet d’affirmer qu’Elleville remonte à une très haute antiquité. Malheureusement ces précieux débris n’ont pas été conservés et on n’a pu en recueillir aucun vestige.
En 1583 la terre de Corbeville appartenait à Jacques GUINCHEUX (ou QUINCHEUX), écuyer, seigneur du lieu. En 1660 elle appartenait, ainsi que le fief d’Elleville et la Chatellenie de Goupillières à Jean LE COQ, Chevalier, Conseiller du Roy en ses Conseils et Cour du Parlement. Les dites terres furent données par ledit Jean LE COQ, à Jean François LE COQ, son fils également Conseiller du Parlement. Un descendant de cette famille, Alexis François Gabriel LALLEMANT LE COQ, Marquis de Goupillières, ancien Maître des Requêtes au Conseil d’Etat, né à PARIS le 23 Juin 1749 est décédé en son château de Corbeville le 12 septembre 1841 et est enterré dans le cimetière de SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS.
Le seigneur de Corbeville était le vassal du seigneur de MARCQ. La cure de SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS formait aussi un fief dont la suzeraineté fut revendiquée à la fois par Charles René de MARESCOT, seigneur de MARCQ et Charles Philippe Albert de LUYNES et de CHEVREUSE, Comte de MONTFORT. Par transaction sur procès en date du 9 septembre 1738 la mouvance du fief fut donnée au Comte de MONTFORT. Dans le corps d’un acte de mariage en date du 30 Juin 1778, PLISSON, curé de SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS, s’exprime ainsi « Nous, soussigné, Maître es arts et gradué de l’Université de Paris, Prieur de Saint-Prix d’Elleville, Seigneur du fief de SAINT-MARTIN et curé dudit SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS et d’ELLEVILLE …». Cet acte de mariage est revêtu de huit signatures très lisibles ce qui prouve qu’à cette époque tous les habitants de Saint-Martin n’étaient pas illettrés et que le collège de Corbeville, fondé cent ans auparavant avait rendu des services appréciables.
Les habitants de la paroisse de SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS qui, comme l’immense majorité de la Nation avaient à souffrir des abus de l’Ancien Régime accueillirent avec joie la convocation des Etats Généraux à VERSAILLES pour le 5 Mai 1789 et saisirent avec empressement l’occasion qui leur était offerte de formuler leurs désidérata.
ADMINISTRATION
Avant la Révolution, la commune de SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS était du ressort de l’Election de MANTES et de l’Intendance de PARIS. En 1790, les élections furent supprimées et la France fut divisée en départements subdivisés en districts. La commune de SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS fut alors comprise dans le district de MONTFORT L’AMAURY. La Constitution de l’an IV ayant substitué à l’administration du district les administrations municipales de cantons, SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS fit partie du canton de SEPTEUIL.
La loi du 28 Pluviôse an VII (17 février 1801) ayant fait succéder à cet état de choses l’établissement de Sous-Préfectures, la commune de SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS fut rattachée à l’arrondissement de MANTES.
Le 3 Brumaire an X (25 octobre 1801) un arrêté consulaire fixa au nombre de 5 les cantons ou justices de paix de l’arrondissement de MANTES et la commune de SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS fut comprise dans le canton de HOUDAN.
L’administration communale appartenait, d’après l’ancienne législation, dans les villes à des Maires ou échevins, dans les villages à un syndic.
D’après la loi du 28 décembre 1790 chaque commune fut administrée par une municipalité composée : d’un Maire, d’Officiers municipaux, d’un Procureur, d’un Conseil général de la commune et d’un Secrétaire.
Sous le gouvernement directorial, chaque commune n’eut plus qu’un agent et un adjoint et la réunion de ces fonctionnaires au chef-lieu de canton constitue avec un Président, une administration municipale auprès de laquelle se trouvait un Commissaire du Directoire et un Secrétaire.
La loi du 28 Pluviôse an VIII (17 février 1800) rétablit l’Administration communale à peu près telle qu’elle avait été organisée par la loi de 1790.
PRINCIPAUX FAITS DE LA PERIODE REVOLUTIONNAIRE
Le 28 février 1790, en vertu d’un décret de l’Assemblée Nationale, sanctionné par Sa Majesté, les citoyens actifs de la paroisse de SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS se sont réunis à l’issue de la Messe, sous la présidence de PLISSON, curé de SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS , pour nommer un Maire, 2 Officiers municipaux, 6 notables et un Procureur de la Commune.
Louis Charles COCHIN, laboureur, demeurant à Elleville est élu Maire ; Henri VERRIER est nommé premier Officier ; Eloy DUHAMEL second Officier ; Martin OLIVIER, Auguste PALLION, Jean Michel LAINE, Simon BIGNAULT, André VAVASSEUR et Jacques PELLETIER sont proclamés Notables. Jacques Nicolas BESNARD est désigné pour remplir les fonctions de Procureur de la Commune et Jean Chrysostôme BELLAND celles de greffier.
Tous les fonctionnaires, ci-dessus dénommés, ont prêté en présence de toute l’assemblée, le serment de maintenir la Constitution française de tout leur pouvoir, d’être fidèles à la Nation, à la Loi et au Roi et de bien remplir leurs fonctions. Ils ont signé le procès-verbal ainsi que plusieurs autres citoyens parmi lesquels il convient de citer VANNIER, Principal du Collège de Corbeville, Nicolas LETELLIER et BREVAL
SERMENT DE Monsieur le Curé PLISSON (30 JANVIER 1791)
Le 28 janvier, M. PLISSON, curé de notre paroisse de SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS, a fait savoir à Monsieur le Maire, à Messieurs les Officiers municipaux, au Procureur de la Commune et aux membres de notre municipalité par Nous Greffier soussigné, qu’il était disposé à prêter, au prône de la Messe paroissiale, le trente janvier de la présente année, le serment prescrit à tous les fonctionnaires publics par le décret de l’Assemblée nationale concernant l’organisation civile du clergé en date du 26 décembre 1790. Nous avons notifié à Messieurs le Maire, Officiers municipaux, Procureur de la Commune et à tous les membres de la commune cette disposition et le trente janvier susdit, notre dit curé a prêté, au prône de la Messe paroissiale, comme il nous l’avait annoncé, le serment prescrit par le décret de l’Assemblée Nationale, textuellement, sans aucune exception et sans aucune restriction et Nous l’avons enregistré le même jour par ordre de Messieurs le Maire, Officiers municipaux, Procureur de la Commune et tous les membres de la commune, lesquels ont assisté à la prestation dudit serment.
Signé : PLISSON J.C. BELLAND : greffier
Et le 6 février M. le Curé a réitéré la prestation du serment ci-dessus et il a dit : « Je jure de veiller sur vous tous comme je l’ai toujours fait ; d’être fidèle à la Nation, à la Loi et au Roi et de maintenir de tout mon pouvoir la constitution décrétée par l’Assemblée Nationale et acceptée par le Roi » et il a signé sa dite prestation de serment faite en présence du Greffier et de tous les fidèles de sa paroisse même jour de la présente année mil sept cent quatre-vingt onze.
Signé : PLISSON , Augustin PALLION, Jean Michel LAINE, FOLLEVILLE , VERRIER , Jacques PELLETIER, Jacques HENRY
NOMINATION D’UN GARDE-CHAMPËTRE (13 mars 1791)
La Municipalité désigne pour remplir le fonctions de messier, garde-grains de toute espèce Guillaume FERON et lui alloue comme traitement conq sols l’arpent pour chaque espèce de grains et autres soumis à délit qu’il se fera payer par toutes les personnes ayant des terres ensemencées, plus vingt sols pour chaque arpent de vigne et de bois taillis.
TRIBUNAL DE POLICE
Le 20 juillet 1792, l’Assemblée du Conseil général de la commune provoquée par M. le Maire à la réquisition de M. ADANT administrateur et Commissaire du Département de Seine et Oise, décide que le Tribunal de Police Municipale tiendra ses séances tous les dimanches après la première messe et autres jours s’il est nécessaire en la maison du Secrétaire Greffier.
PERCEPTION DE L’IMPÔT
Le premier avril 1793, la perception de l’impôt est accordée à Jean Michel LEJEUNE à raison de 6 deniers par livre de l’impôt foncier et 3 deniers par livre de l’impôt mobilier.
DON PATRIOTIQUE
Je soussigné, Paul LEDOUX, désirant venir au secours de la République déclare que mon intention est de faire don patriotique de la somme de quinze livres, laquelle somme j’acquitterai en un seul paiement aussitôt que les citoyens administrateurs du Directoire du District de MONTFORT L’AMAURY auront mis le Receveur de cette somme en état de recevoir la dite somme.
Fait en la maison commune de SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS le 11 janvier 1793, l’an deuxième de la République française.
LEVEE DE 300 000 HOMMES
Le quinze mars 1793 Jean VIMOND est désigné par le sort et prête serment de verser jusqu’à le dernière goutte de son sang pour la défense de la Patrie. Le même jour Nicolas GAUDIN se fait inscrire comme volontaire et fait le serment de ne revenir dans ses foyers qu’après avoir exterminé tous les tyrans.
REMISE DES REGISTRES DE L’ETAT-CIVIL
Le 14 avril 1793, le citoyen PLISSON, curé, fait la remise au Maire et aux Officiers municipaux des registres de baptêmes, mariages et sépultures.
COMITE DE SURVEILLANCE
Le 5 Mai 1793 sont nommés pour partie dun comité de surveillance chargé de recevoir les déclarations des étrangers, les douze citoyens ci-après dénommés : Nicolas LETELLIER , Nicolas HACHET, J.B.CONNETABLE, Paul PRIVE, Louis MORICE, Charles MAILLER, Jacques GUIARD, Pierre ROYER, Jacques BREVAL, Jean CERTAIN, André RAGEOT et Jean BARBIER.
ENROLEMENTS VOLONTAIRES POUR LA VENDEE
Le 17 Mai 1793, la Garde Nationale fournit 1/8 de son effectif qui est de 48 hommes ; six citoyens s’enrôlent volontairement. Ce sont : Denis Christophe TOSTAIN, Jacques Toussaint PLISSON , Henry HESSE, Louis Joseph VASSEUR, Charles Denis MICHEL et Pierre ANQUETIN. Pour former le second 1/8 se font inscrire volontairement et prennent l’engagement de partir au premier appel, Jacques René GILBERT, Charles FRIAUVILLE, Pierre DAVID, Pierre BERTAUX et Pierre CHARDIN.
REDDITION DES ARMES DU SIEUR CURE DE SAINT MARTIN
Copie de la lettre du district de Montfort l’Amaury relativement à la reddition des armes du citoyen PLISSON, curé de la commune de SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS du 9 Août 1793 l’an II de la République
Citoyens :
L’administration vient de recevoir un mémoire du citoyen PLISSON, curé de votre commune par lequel il se plaint des nouvelles vexations qu’il éprouve de ceux qui l’ayant fait traduire au Tribunal Révolutionnaire, avaient juré sa perte. Le citoyen est sorti de cette épreuve sévère avec tout le succès de l’innocence ; une sentence le réhabilite dans tous ses droits et l’autorise à poursuivre ses délateurs. L’Administration est prête à donner son avis et à l’adresser au Département, mais auparavant elle croit, pour votre intérêt devoir vous rappeler vos obligations. Magistrats du peuple, vous devez au citoyen PLISSON , comme à tout autre, sureté, protection, et dans sa personne et dans ses jouissances. Ses ennemis, acharnés contre lui, forts de votre silence, se livrent avec sécurité à leur audace, tandis que si vous le saviez réprimer, ils pourraient reconnaître leurs torts ou seraient contraints à ne rien tenter.
Nous mettons donc sous votre garde et celle des bons citoyens de votre commune, le curé PLISSON. Nous vous enjoignons, au nom de la Loi du 26 Mai que vous n’avez sans doute pas comprise, de lui faire sur le champ la remise de ses armes comme ne lui ayant pas dû être otées, étant dans la classe exceptée dans la loi que nous vous invitons à bien connaître.
Aussitôt l’exécution des dispositions de notre lettre, vous voudrez bien instruire du résultat des effets de la dite exécution afin de connaître s’il ne sera pas nécessaire de prendre de nouvelles mesures.
Signé : les administrateurs du district : VERGER, Président, DUJARDIN, GOUJON , L’HERMITE, LE ROUX
Nous, Maire, Officiers municipaux et membres du Conseil Général de la commune de SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS, certifions la lettre ci-dessus conforme à son original et qui, conformément aux vœux exprimés par la majorité absolue des membres de notre assemblée avons remis au citoyen PLISSON susnommé ses armes retenues jusqu’au présent jour au greffe de notre commune le 27 octobre 1793 l’an II de la République et nous attestons que depuis son retour il s’est toujours montré bon citoyen et bon républicain.
Signé : Martin OLIVIER, MAIRE , FOLLEVILLE , officier, Jacques PELLETIER notable et LEDOUX
REQUISITION DU COMITE DE SALUT PUBLIC
N°56 LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE ou la mort. Unité indivisible de la République impérissable. Le gouvernement est révolutionnaire jusqu’à la paix. Section des Gravilliers. Comité de surveillance et révolutionnaire. Du duodi de la première décade de Floréal l’an II de la République Française une et indivisible. Réquisition du Comité de Salut Public.
Le Comité de Salut Public, en vertu du décret du 27 Germinal concernant les mesures de police générale de la République requiert les citoyens Guillaume Joseph et Jeanne le Genetière, enfant d’un ci-devant noble, défenseur de la Patrie, prisonnier de guerre, pour être employés à préparer des secours aux défenseurs de la République. Les membres du Comité de Salut Public :
Signé : COLLOT D’HERBOIS, COUTHON, CARNOT, BARERE, BILLAUD-VARENNES
Pour copie conforme à l’original déposé entre nos mains. Les membres du Comité : CRUCQ Président, BERTHAUT Commissaire, LE BE secrétaire.
SECOURS AUX PARENTS DES DEFENSEURS DE LA PATRIE
Le 20 Prairial An second de la République, les citoyens Jacques PELLETIER et Henry VERRIER ont, en présence du Maire et des Officiers municipaux de la commune, distribué les secours accordés aux parents des défenseurs de la Patrie ; savoir : à Jacques LUCE 87 livres 10 sols, à la veuve Denis COLAS 60 livres 6 deniers, à Jacques LELOUP 98 livres 14 sols 4 deniers, à Jacques HENRY 57 livres 14 sols, à Louis MANGOT 93 livres 5 sols 9 deniers. Il restait en outre entre les mains du citoyen VERRIER la somme de 403 livres 5 sols 3 deniers
REQUISITION D’OUVRIERS POUR LA MOISSON
En vertu de l’arrêté de l’administration du district de MONTFORT LE BRUTUS du 4 Thermidor du présent mois, communiqué à la municipalité de SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS et enregistré pour extrait au greffe de la Municipalité, j’ai donné, Jean DUPRE , commissaire nommé à l’effet ci-après par ledit arrêté, requis ladite municipalité de mettre sur le champ en réquisition pour les travaux de la récolte tous les artisans ouvriers et manouvriers de ladite commune non rattachés par leur état à ces travaux, ainsi que tous ceux qui, vivant de leurs revenus, sont en état de travailler même les individus mâles et femelles qui pourraient s’occuper au glanage et chaumage ; déclarant ladite municipalité responsable de la négligence de la non-exécution dudit arrêté. Fait à SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS LE 7 Thermidor An second de la République française une et indivisible. Signé : DUPRE, commissaire, PELLETIER, Officier, BIGNAULT Secrétaire-greffier.
REQUISITIONS DE GRAINS
Ce jourd’hui 7 Fructidor de la 2° année de la République Française une et indivisible, moi VERGER, commissaire du District, nommé pr délibération du 4 fructidor du présent mois, me suis transporté à la Municipalité de SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS après avoir communiqué mes pouvoirs à l’effet de presser l’exécution des réquisitions faites par l’Administration. En conséquence des arrêts de la commissionde commerce et approvisionnement de la République en date du 22 Messidor et 12 Thermidor derniers, moi, commissaire susdit, en vertu de mes pouvoirs requiert de nouveau ladite Municipalité de faire verser dans le grenier d’abondance de son arrondissement les quantités de grain restant ; ces dites réquisitions montant à cent soixante-dix quintaux quatre-vingt-quatre livres, dans le délai prescrit par lesdites réquisitions qui lui sont faites ; à défaut de quoi elle demeurera responsable des retard qu’elle apportera dans l’exécutuion des réquisitions, sera dénoncée comme suspecte et comme telle dénoncée à la commission du commerce. Signé VERGER
REQUISITION DE CHEVAUX
Aujourd’hui 26 Vendémiaire, l’an III de la République une et indivisible, s’est présenté au lieu ordinaire de nos séances, le citoyen MARQUET, administrateur et commissire de l’Administration du District de MONTFORT LE BRUTUS, lequel, après avoir communiqué ses pouvoirs et remis l’arrêté du Comité de Salut Public du 9 Messidor dernier relatif à l’établissement des relais militaires pour le transport aux armées et ports de la République, des effets de harnachement et équipement qui leur sont nécessaires. En conséquence desquelles il a requis le citoyen COCHIN, cultivateur de notre commune de fournir pour le relais de MANTES quatre chevaux harnachés et un charretier et ce sur les ordres qui lui seront donnés par le chef dudit relais.
VENTE DES HALLES ET DE LA TUILERIE
Aujourd’hui 18 Ventôse an III de la République Française une et indivisible, le Conseil Général de la commune assemblé sur le réquisitoire du citoyen CHEQUET, membre du Conseil Général du District de Montfort le Brutus, nommé commissaire à l’effet d’être présent à la vente des Halles sur le terrain de la Tuilerie de Corbeville appartenant ci-devant à Eloy DUHAMEL , condamné par délibération du 26 Pluviôse dernier, qu’il nous a à l’instant exhibée, à messieurs les citoyens Jean-Baptiste FOLLEVILLE Maire et Henri VERRIER notable, commissaires pour être présents à ladite vente au désir et conformément aux dispositions de la Loi et ont signé les jour et an que dessus.
On voit par ce qui précède que le citoyen Eloy DUHAMEL, ancien Procureur et ancien agent national de la commune, moins heureux que le curé PLISSON, qui était parvenu à confondre ses délateurs, fut condamné par le Tribunal Révolutionnaire qui avait pour accusateur Public l’inexorable FOUQUIER-TINVILLE, guillotiné lui-même le 8 Mai 1795 après avoir envoyé à l’échafud plus de 2000 innocents.
PLANTATION D’UN ARBRE DE LA LIBERTE
Le 21 Ventôse………. , nous Maire et Officiers municipaux de la commune de SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS , nous nous sommes transportés sur la Place commune dudit lieu à l’effet d’y replanter un arbre de la Liberté pour remplacer celui qui vient d’être coupé dans le courant de la nuit dernière par quelques intrigants et ennemis de la Liberté, qui nous sont absolument inconnus. Fait et arrêté en notre maison commune les jour et an que dessus . Signé :FOLLEVILLE, Maire, MICHEL, agent national, PELLETIER, Officier, VERRIER , notable