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Les premières traces de vie humaine à Tacoignières sont signalées par des outils du néolithique et de l’âge du bronze. Mais, aucun site particulier d’habitat ne peut encore être déterminé. En revanche, il semblerait qu’aux IXe et Xe siècles, des exploitations agricoles, relevant de l’Abbaye de Saint-Germain-des-Prés, existaient sur le territoire de ce qui deviendra « Tacoignies ».
En 1196, une charte de Perre de Richebourg confirme le partage de la dîme du lieu entre le prieur de Bazainville et un « certain homme de Tacoignie », nommé Willelmus. Tacoignières est alors donné pour un village, habité par une communauté paysanne rassemblée autour de son église et de son seigneur. La demeure seigneuriale, tout comme l’église primitive, devaient être des constructions en bois.
Cette population a évolué au cours des siècles, tant en nombre que dans ses origines. L’église fut sans doute construite en pierre au XIIe ou XIIIe siècle : on en retrouve des traces. Détruite en partie, elle fut reconstruite et agrandie au XVIe siècle. C’est vers le milieu du XVIIIe siècle que le clocher en pierre fut élevé, donnant l’aspect que nous lui connaissons actuellement.
En 1789, Tacoignières comptait 40 feux, soit environ 200 habitants. Le village était constitué d’une partie centrale, le bourg, où était implanté le fief de l’église, et de nombreux écarts dont nous retrouvons encore les noms : les Marcets, les Bas et Haut Fonceaux, les Brices, le Maronnel, les Vignes, Tessé, le Clos Ferrant, la Mare ronde, le Clos de l’Isle, la Tomboire et la Maison Rouge.
Le XIXe siècle fut marque pour le village par la construction de la ligne de chemin de fer Paris à Granville, et l’implantation d’une gare mixte sur la commune. Cette gare de marchandises ne sera fermée qu’au milieu du XXe siècle. Elle permit à l’activité agricole (laitière par exemple) et à l’activité commerciale (implantation d’un hôtel et de nombreux cafés) de se développer.
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